Un crépuscule comme on a voit souvent sur les côtes de Mercharrtz se profilait à l'horizon. Le bateau tout voile dehors était en approche du port. On pouvait en discerner les contours au loin tellement il était impressionnant. Sur les quais, la brume cachait le visage des personnes qui attendaient là. Quelques soldats surveillaient une cargaison importante...

Le bateau arriva à quai, baigné par les brumes de Mercharrtz. Les hommes chargèrent la cargaison. Les soldats surveillaient le déroulement du chargement. Celà avait durer des heures....

L'obscurité avait gagné le port depuis bien un moment. Si on était sur place, on aurait dit que le ciel s'était encore plus assombri. Pourtant aucun nuage ne guettait à l'horizon. Les étoiles semblaient disparaitre les unes après les autres. Un voile noir assombrit le ciel. Un sentiment étrange frappa les homes restés aussi bien à terre que sur le bateau. Le port fut plongé dans une obscurité des plus complètes. Un silence digne du 5ème enfer gagna cette partie du pays. On raconte depuis quelques temps, selon des rumeurs que "quelqu'un" se déplace. "Quelqu'un" que les mémoires des plus jeunes marins sur 3 générations n'ont jamais croisé..Ce ne sont que des rumeurs!

Un bruit grinçant gagna le port. On aura dit le bruit de la lame d'une épée touchant le sol. Une épée puis ce fut deux épées que l'on entendit. Enfin vint le bruit de la troisième épée mais celle-ci semblait finalement ne pas être le bruit d'une épée. Pendant un court instant le coeur des hommes du port s'était arrêter de battre. Ils eurent tous le même sentiment. Le bruit de ces épées touchant le sol était connus de tous dans ce pays. Mais ici, on ne s'attendait pas à l'entendre. Le bruit de la troisième épée furent finalement ceux des talons noirs d'une femme. C'est le bruit caractéristiques que fait les diamants de la lune noire. Hors uniquement les hauts dignitaires du 8ème enfer ont le droit de porter des talons avec de tels diamants à leur pointe.

Au son que firent ces diamants touchant le sol à la cadence de la marche de cette femme, les plus sombres souvenirs des marins refirent surface. Dans les bars de la ville, personne n'osa regarder par la fenêtre pour confirmer leur crainte. A ce bruit celà ne pouvait être qu'"elle", accompagnée de sa garde rapprochée. Les hommes comprirent qu'"elle" partait en direction du tout dernier bateau arrivé au port.

Le bruit des épées et des talons s'estompa. On comprit alors qu'"elle" était montée à bord. Le bateau prit ainsi le large. Le voile obscur se dissipa....

Les hommes du port se posèrent intérieurement tous la même question mais ils n'osèrent la poser à leur compagnons de route et de fortune..."Elle est en route. Pour quel pays? Où est la troisième épée?".

La vie reprit sur le port. Quelques anciens se souviennent que la troisième épée a toujours été la lame la plus tranchante et la plus froide du 8ème enfer.

Au large sur les mers....sur le bateau...sur la pointe du bateau, se tenait la dame en question, vêtu d'un très grand manteau noir. A sa main droite elle tenait un collier tapis de diamants rouges. Elle le faisait tournoyer. Elle avait le regard tourné vers le ciel, attendant que l'étoile pointe -- une étoile bien particulière --...Elle fixa l'horizon, chercha l'étoile. Elle la trouva. L'un des deux hommes de sa garde rapprochée se pencha vers elle. Elle tourna le regard vers lui "Dîtes au capitaine de faire voile vers les mers chaudes du Sud. Nous le ramenons.". Cette femme est connue dans tous les royaumes pour ne verser aucune l'arme. A la vue de l'étoile, on pouvait à peine discerner une légère larme.

Parfois pour retrouver l'amour perdu, un coeur et les plus grands pouvoirs du monde peuvent ne pas suffire(...)Il faut parfois faire appel à une aide très ancienne(...)La ruse, l'intelligence, l'honneur, la compassion et la désolation étaient les les sentiments vers lesquels le bateau faisait route.

Le grand conseil des douzes royaumes était prévu dans quelques temps. Quant à elle, elle avait prévu de faire un "léger" détour avant de s'y rendre. D'âpres négociations se profilaient à l'horizon.